Le sucre dans notre organisme

De la bouche à l’estomac

Lorsqu’un aliment est consommé, il subit différentes actions chimiques et mécaniques. La salive, par exemple, découpe l’amidon en molécules de petites tailles, les maltodextrines. Ce sont des polymères constitués de glucides comme le glucose, le maltose, les oligosides ou les polyosides. L’estomac intervient mécaniquement et chimiquement sur les aliments, c’est la digestion. Le saccharose va alors subir une hydrolyse : au contact de l’eau il va se diviser en glucose et en fructose. Lors de l’hydrolyse du saccharose les liaisons osidiques sont dissoutes avec comme catalyseur biochimique les hydrolases, des enzymes caractéristiques à chaque molécule comme la saccharase pour le saccharose. Cette réaction nécessite que la température du corps soit aux environs de 37°C.

hydrolysepng

La digestion est un processus complexe qui se déroule en plusieurs étapes de la bouche à l’estomac. Une pomme, selon qu’elle est croquée, consommée sous la forme de compote ou de jus de fruit, nécessite plus ou moins de travail pour être digérée. Le temps de passage des nutriments dans l’organisme est ainsi plus ou moins long en fonction du travail effectué précédemment par la salive. La vitesse de digestion des glucides diffèrent suivant qu’ils sont consommés isolément ou au cours d’un même repas. Leur vitesse d’assimilation dépend alors de la composition générale du repas. Par exemple pour avoir une bonne performance physique sur un temps assez long, il faut consommer (la veille) des aliments à index glycémique bas (sucres lents) pour augmenter nos réserves en glycogène. Au contraire au moment de l’effort musculaire, il vaut mieux consommer des aliments à index glycémique élevé qui sont donc rapidement assimilables (sucres rapides).

Le glucose circule ensuite dans le sang. Il est soit utilisé directement comme nutriment par l’organisme, soit stocké sous la forme de glycogène dans le foie ou les muscles.

Le glucose dans l’organisme

Dans le sang : le taux de glucose  est appelé « glycémie ». Il provient avant tout des glucides de notre alimentation. La glycémie chez l’Homme se situe normalement entre 0,8 et 1,2 gramme par litre de sang. Ces valeurs peuvent varier en fonction de l’alimentation et du moment de la journée

Dans le cerveau : alors que le cerveau ne représente que 2 % de notre poids, il consomme la majorité du glucose de l’organisme ! La complexité et la durée d’une tâche mentale influencent notre consommation de glucose. Plus notre réflexion est intense et plus on a besoin de carburant ! Grâce à une technique d’imagerie cérébrale, l’activité cérébrale peut être analysée en fonction de l’utilisation du glucose. Plusieurs expériences ont prouvé qu’une activité cérébrale soutenue consommait beaucoup plus de glucose qu’au repos. D’autres études ont établi un constat : une alimentation riche en glucides favorise les processus d’acquisition des connaissances et de mémorisation. En effet, le cerveau ne peut utiliser aucune autre source d’énergie que le glucose. En son absence, il cesse immédiatement de fonctionner normalement, et il se détériore rapidement. Si la carence en glucose est prolongée, les dommages deviennent irréversibles, et si elle est profonde et n’est pas corrigée en urgence, le coma et la mort s’ensuivent. La consommation du glucose (et des sucres) est donc vitale au cerveau et par extension au corps humain.

Le rôle fondamental du pancréas

Il a deux principales fonctions :

  • La fonction dite exocrine consiste en l’élaboration du suc pancréatique qui joue un rôle dans la digestion.
  • La fonction dite endocrine participe entre autre au maintien de la glycémie, et qui sert à la fabrication de l’insuline dont le rôle est de maintenir constant le taux de sucre dans le sang. Cette fonction implique la synthèse de deux hormones :
  1. L’insuline, hormone libérée sous l’influence d’une glycémie élevée. Elle entraîne l’utilisation du glucose par l’organisme.
  2. Le glucagon, dont l’effet est antagoniste à l’insuline : il libère du glucose dans le sang par dégradation du glycogène, c’est le cas en situation de jeûne par exemple.

Quand la glycémie s’élève, le pancréas perçoit cette élévation et fabrique de l’insuline. Plus il y a de sucre dans le corps, plus le pancréas sécrète de l’insuline. À la longue, il devient inefficace et en envoie des quantités trop importantes.

Image1

acceuil2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s